dimanche 28 août 2016

Celle qui a tous les dons (Mike Carey)







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de son titre original The Girl With All The Gifts, sorti en 2014 aux éditions Atalante
il compte 442 pages excises
si l'on tourne le livre, voilà ce que la quatrième nous offre:

Tous les dons ne sont pas une bénédiction.

Chaque matin, Mélanie attend dans sa cellule qu’on l’emmène en cours. Quand on vient la chercher, le sergent Parks garde son arme braquée sur elle pendant que deux gardes la sanglent sur le fauteuil roulant. Elle dit en plaisantant qu’elle ne les mordra pas. Mais ça ne les fait pas rire.

Mélanie est une petite fille très particulière...
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"Mélanie se dit : quand les rêves se réalisent, la réalité a bougé. On n'est déjà plus la personne qui les faisait, alors ça donne plutôt l'impression d'un écho bizarre : celui de quelque chose de lointain, d'arrivé avant."
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Mon résumé:
Mélanie est une petite fille de dix ans très spéciale. Elle vit dans une pièce qui a l'air d'une geôle, quatre murs de béton, un lit, une chaise où elle est solidement harnachée avant chaque sortie. Elle suit des cours avec différents professeurs et d'autres enfants, comme elle, tous attachés. Elle aime Mlle Justineau, l'une de ses professeurs qui la fait le plus rêver, qui lui apprend le plus car à ses yeux, elle existe. Il y a le sergent Parks, sévère, et la doctoresse aussi... Une folle qui veut découper Mélanie. Parce qu'il y a les affams au dehors. Ces êtres qui étaient humains et qui ont décidé que finalement, la chair humaine, c'était pas si mal. Tout ça à cause d'un champignon... Mélanie est très intelligente, elle est même surdouée. Et c'est avec son regard plus empreint d'humanité que n'importe lequel de ces humains non infectés que nous découvrons ce qu'est devenu notre monde... 

Mon avis:
 Je ne pensais pas tomber un jour sur un livre de « zombies » qui m’intéresserait. Comme quoi. Il suffit d'une couverture, avouez qu'elle en jette ! Et je suis tombée le nez dedans, je me suis noyée dans chacun de ses mots, dans chacune des émotions toutes plus violentes les unes que les autres de Mélanie.

Mélanie. J'ai eu peur avec elle, j'ai aimé aussi, avec elle. Nombreuses ont été les questions d'éthique qui se sont posées à moi au court de cette lecture : que ferais-je si, moi aussi, je me retrouvais devant une gamine affam qui... quoi qu'intelligente et dotée de raison... reste mon plus grand prédateur ? Et que ferais-je si je savais que la solution possible de la fin de cette infestation se trouvait dans son cerveau...? Les scènes de meurtre, en sont-elles vraiment ? Et la beauté, aussi, de ce monde figé après la guerre contre les affams. Comme si du vide naissait un enfer aux allures de paradis...

Au-delà de Mélanie, il y a une palette de personnages assez large pour se retrouver dans au moins deux, voire en haïr au moins un, une, voire tous. Au choix ? Ils sont tous creusés, attachants même lorsqu'ils sont détestables car terriblement humains.

Les lieux, le contexte, comme dit plus haut, sont post-apocalyptiques. Délirants. Effrayants de tant de réalisme. Si je devais lui donner un mot, un seul : dérangeant.

Un point négatif à ce livre ? Je n'en ai pas trouvé, même la fin est complète. Non pas un livre en one shot qui finit en queue de poisson mais bien une histoire unique qui ne nous laisse pas sur notre faim.

Ah, et si ça peut être pour vous un point positif comme ça le fut pour moi : pas d'histoire d'amour, de romance pastel qui viennent gâcher le fond de ce roman. Juste une descente aux enfers.

Voyez, juste pour vous, un délice.

Ma note:

09/10

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