mercredi 7 septembre 2016

#BLEUE (Florence Hinckel) ☠




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sorti en 2015, il s'agit d'une œuvre française sorti au édition Syros Jeunesse
il compte 257 pages poisseuses
si l'on tourne le livre, voilà ce que la quatrième nous offre:

Depuis la création de la Cellule d’Éradication de la Douleur Émotionnelle, la souffrance psychologique n’a plus cours. Il suffit de se faire oblitérer, et on ressort comme neuf ; seul un point bleu à l’intérieur du poignet garde la trace de cette douleur effacée. L’intervention est obligatoire pour les mineurs. Les adultes, eux, ont le choix. Le jour où sa petite amie Astrid se fait renverser par une voiture, le jeune Silas est aussitôt emmené par les agents en combinaison jaune. Le lendemain, lorsque ses parents viennent le chercher, le garçon se sent bien. Tout n’est-il pas pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

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J'aimerais tellement alerter le monde entier. Qu'il m'entende et qu'il m'écoute, et surtout qu'il me comprenne. j'aimerais le regarder dans les yeux. Qu'il se plonge dans les miens, et qu'on y voie mon âme. J'aimerais leur dire à tous : « Souvenez-vous de la vôtre. Souvenez-vous de l'âme du monde. Ne la perdez pas. » J'aimerais parler à chacun, lui dire : « Toi qui m'écoutes, souviens-toi que tu es un humain. Souviens-toi de ce que cela signifie. Souviens-toi qu'être humain n'est pas facile, mais que c'est la plus belle chose qui soit. Souviens-toi que notre monde est fait d'oppositions : mal et bien, ombre et lumière, douleur et joie... inhumain et humain. Souviens-toi que si tu supprimes un élément d'un couple, tu anéantis le couple entier. Souviens-toi de la vie. De toutes les couleurs de la vie... »
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Mon résumé:
On suit ici une bluette (admirez le jeu de mot) entre Silas et Astrid dans un monde où la douleur (émotionnelle) est éradiquée suite à l'ablation demandée (ou non, pour les mineurs) des sensations (négatives) qui entourent un souvenir. Le monde n'a pas subi que cette évolution car il vit aussi sur le Réseau, un genre de réseau social un peu trop pris au sérieux car ne pas s'y connecter semble suspect. Ajoutez à cela la mort d'Astrid dans un accident de camion et vous avez le pitch, une raison qui aurait dû me pousser à reposer sagement le livre dans son étagère.

Mon avis:
L'idée, bien que bateau, aurait pu prendre une forme plus percutante qu'une romance pâlichonne. Les personnages sont passifs, les jeunes comme les moins jeunes, et j'ai eu l'impression qu'au final rien ne se passait. Supposément dans un état totalitaire (pas si totalitaire que ça), j'ai eu l'impression de me retrouver dans le monde gentillet des Bisounours. Certes, le fait est horrible, on retire la sensation qui font que les souvenirs sont ce qu'ils sont, mais, et après ? La société et ses forces de répression elles-mêmes sont légères et quasi-absentes. On fait une ablation, et on crée des personnes complètement neutres, capables de regarder leur femme et enfant mourir sans rien éprouver. Le réseau leur permet de garder une vie « sociale » car qui dit plus d'ami dit un meilleur travail — oh, j'ai oublié de parler de la crise ? du chômage et du reste ? Un univers aseptisé où rien ne prend car au final l'absence d'émotion se ressent même à la lecture. Je n'ai pas accroché, d'où la note un peu violente.

Ma note:

03.5/10

2 commentaires:

  1. Ahah je découvre que tu as un blog :)
    Je passe mon tour pour ce livre aux pages poisseuses ^^

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    1. J'ai été tellement déçue! C'était tellement... niais x)

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