samedi 24 septembre 2016

Push, (Sapphire)







___________________________________________________________________________________

de son titre original Push, sorti en 2010, il s'agit de l’œuvre américaine de Sapphire
il compte 200 pages délicates sorties aux éditions Points (pour le mien)
si l'on tourne le livre, voilà ce que la quatrième nous offre:

Precious, seize ans, claque la porte. Elle ne se laissera plus cogner par sa mère, ni violer et engrosser encore une fois par son père. Jamais. Virée de l'école, elle envisage une nouvelle vie, loin de Harlem et du ghetto afro-américain de son enfance. Elle veut apprendre à lire et à écrire, raconter son histoire à travers des poèmes et élever dignement son fils.

___________________________________________________________________________________

« Je suis balèze, je cause, je bouffe, je fais la cuisine, je me marre, je regarde la télé, je fais ce que ma mère me dit. Mais je vois bien quand la photo sort que je n’existe pas. Y a pas personne que j’intéresse. Personne n’a besoin de moi. Je sais qui je suis. Je sais ce qu’y disent que je suis. »
___________________________________________________________________________________

Mon résumé:
La vie Claireece "Precious" Jones n'a rien d'un conte de fées, loin de là. Entre un père qui la met enceinte à deux reprises et lui refile le VIH au passage et une mère qui la bat, c'est même tout le contraire. Et pourtant, malgré cette vie explosée, elle veut s'en sortir. Pour apprendre à lire à son enfant. Le livre tracera le parcours de Precious avec ses mots.

Mon avis:
Un livre brut, saisissant de violence et d'acharnement de la vie sur Claireece. J'ai tout d'abord était très surprise par le nombre de fautes, toutes catégories confondues, qui jonchaient le livre. Mais quand j'ai compris à quoi cela correspondait, j'ai poursuivi avec avidité. À chaque page, je m'enfonçais dans l'horreur avec la seule envie de rentrer entre ses mots et de tendre la main à cette jeune fille qui voulait être belle, être blanche, avoir une vie normale et pas un père qui te refile le sida.
Les petits poèmes à la fin étaient touchants et écœurants d'innocence, car au final, ce n'est qu'une gosse, et c'est cela, le plus terrifiant.
Je ne vais pas étayer mon avis, il n'y a pas grand-chose à dire sur une autobiographie aussi bouleversante. Il faut juste la lire. Car, au final, c'est une histoire comme tant d'autres, et comme tant d'autres en prendre connaissance ne peut que nous apprendre beaucoup.
L'humilité. Le remerciement d'avoir eu plus de chance pour ma part. Et l'envie folle de ne pas rester insensible face à la cruauté qui tend à devenir banale en nos temps secoués.

Ma note:

08/10

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire